Après une chimiothérapie, on lui apprend qu’elle n’a pas de cancer


24 juillet 2019 - 1416 vues

Une grave erreur médicale. Sarah Boyle, une jeune mère britannique de 28 ans, a appris que le diagnostic de son cancer du sein était faux après s'être fait retirer les deux seins et avoir subi des mois de chimiothérapie.

Fin 2016, Sarah Boyle est diagnostiquée par des médecins du Royal Stoke University Hospital d'un cancer du sein triple-négatif. Il s'agit d'un cancer qui présente un risque de métastases plus élevé et un pronostic plus défavorable que les autres sous-types de cancer du sein, à l'âge de 25 ans, raconte The Independent ce vendredi. Le personnel soignant l'a prévient également que le traitement pourrait lui causer des problèmes de fertilité, ce qui ne l'empêchera pas d'avoir un second enfant. Cependant, elle ne pourra pas l'allaiter.

Un long calvaire de plusieurs mois

Durant plusieurs mois, la jeune femme a suivi un traitement intensif, une double mastectomie et une opération de chirurgie reconstructrice. "Ces années ont été incroyablement difficiles pour moi et ma famille", explique-t-elle. Ce ne sera qu'en juillet 2017 que son calvaire prendra fin, lorsque l'hôpital se rendra compte de son erreur et lui expliquera que les conclusions tirées de sa biopsie étaient fausses.

"Entendre que j'avais un cancer était déjà horrible, mais avoir traversé tous ces traitements et ces opérations pour apprendre aujourd'hui que tout cela ne servait à rien a été traumatisant", lâche la jeune mère de deux enfants.

Ses implants mammaires pourraient être cancérigènes

Alors qu'elle souffre toujours aujourd'hui des effets secondaires de son traitement, elle a également appris que ses implants mammaires pourraient lui causer de nouveaux problèmes. "Comme si cela ne suffisait pas, je suis aujourd'hui inquiète de la possibilité que j'ai de développer un cancer à l'avenir à cause du type d'implant mammaire que j'ai et des complications que je pourrais avoir à cause de ma chimiothérapie", décrit-elle.

Aujourd'hui, Sarah Boyle a engagé un avocat spécialisé dans les négligences médicales pour enquêter sur son dossier. La "University Hospital of North Midlands NHS Trust", la fondation qui dirige l'hôpital, s'est excusée auprès de la jeune femme et a reconnu ses erreurs. Elle a également précisé que des mesures de précautions supplémentaires avaient depuis été mises en place.

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