Combien coûtent les ex-présidents ?

14 février 2016 - 1681 vues

Une étude menée par Médiapart dévoile le coût des avantages accordés aux anciens présidents et premiers ministres français. Si on savait qu'ils profitaient de certains avantages après leur départ de l'Élysée ou de Matignon, le détail des dépenses engagées par l'État n'était pas connu.

Giscard d'Estaing coûte le plus cher

Valéry Giscard d'Estaing est l'ancien chef de l'État qui coûte le plus cher aux Français (environ 2,5 millions d'euros par an), devant Nicolas Sarkozy (2,2 millions) et Jacques Chirac (1,5 million).
Près de 35 ans après son départ en 1981, il occupe toujours des bureaux boulevard Saint-Germain. La location de ceux-ci coûte 276 683 euros par an. Auxquels il faut ajouter 10.571 euros pour les abonnements à la presse, dont Valéry Giscard d'Estaing semble particulièrement friand. Plus surprenant encore, l'État prend en charge les dépenses en carburant de l'ex-président, à hauteur de 5000 euros annuels.

Les bureaux de Sarkozy : 226 290 euros par an

Les journaux reçus par Nicolas Sarkozy ne sont pas facturés à l'État mais la location de ses bureaux de la rue de Miromesnil coûte 226 290 euros par an aux Français. L'actuel chef de l'opposition profite, pour lui et ses collaborateurs, de 26 lignes téléphoniques prises en charge par les contribuables.

89 000 euros pour les voitures de Fillon, Balladur et Rocard

La situation des anciens premiers ministres est tout aussi étonnante. En 2014, Matignon a dépensé 89 000 euros pour renouveler les voitures de François Fillon, Édouard Balladur et Michel Rocard. Tous les anciens chefs du gouvernement ont effectivement le droit à une voiture avec chauffeur.

Ils ont pourtant déjà des pensions...

Tous ces frais se cumulent à ceux déjà existants au titre de leurs fonctions actuelles et des pensions auxquelles ils ont le droit.

Face à cette situation, le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, et le vice-président du conseil d'État, Jean-Marc Sauvé, ont été mandatés par François Hollande pour imaginer une réforme des droits des "ex". Le rapport n'est pas encore public mais selon nos confrères, il imagine une dégressivité dans le temps des moyens matériels, une réfaction en cas de reprise d'activité compensée par une hausse de l'allocation de 6000 euros déjà offerte aux anciens présidents de la République.

(Sources : Médiapart et le Figaro)

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