Flyboard : plusieurs habitants de Sausset ont déposé plainte pour nuisances...


10 septembre 2019 - 1241 vues

Après la démonstration de vol de son Flyboard le 14 juillet dernier sur les Champs-Elysées lors du traditionnel défilé devant Emmanuel Macron et Angela Merkel, puis sa traversée de la Manche le 4 août toujours sur le même engin, Franky Zapata ne pensait pas terminer l'été sur une polémique.

Plusieurs riverains de Sausset-les-Pins où l'homme volant effectue ses essais, viennent de déposer plainte pour nuisances devant le parquet d'Aix-en-Provence qui a ouvert une enquête confiée à la gendarmerie des transports aériens. Une dizaine de personnes dénoncent en effet le bruit, mais aussi la pollution générée par l'utilisation régulière du Flyboard.

Déjà visé en 2017

Déjà en mars 2017, l'inventeur avait dû cesser ses vols d'essais à la demande des autorités aériennes avant qu'un arrêté préfectoral ne vienne les encadrer, l'autorisant à voler deux fois par semaine, à raison d'une heure et demie par jour au maximum. Franky Zapata doit tenir compte de l'orientation du vent pour éviter les odeurs de kérosène et ne peut pas voler le dimanche et les jours fériés, le matin avant 10 heures, entre 12 et 15 heures, ni après 18h30.

Pour démontrer le peu de désagrément qu'entraîne selon lui son Flyboard, il a effectué ce lundi matin au départ d'un endroit excentré de la côte un nouveau vol d'essai de quelques minutes au-dessus de la Méditerranée, avec décollage et atterrissage vertical, sous les yeux d'une dizaine de badauds ravis.
Flyboard : l'exploit de Zapata vu depuis un hélicoptère

"Je suis en colère"

"Je ne m'entraîne qu'une fois par semaine ou tous les quinze jours, à des horaires encadrés, je pars au bord de la route, ça dure entre 30 et 40 secondes et je m'en vais. C'est une fausse polémique", dénonce Franky Zapata qui travaille actuellement sur un projet de voiture volante avec laquelle il espère rejoindre Montpellier depuis Marseille, modèle qui pourrait devenir à terme un taxi.

"De là où sont les maisons, on entend le bruit, mais il n'est pas mesurable. Je suis en colère et je vis cela comme une injustice, d'autant que la plupart des habitants de Sausset me soutiennent et sont fiers que le Flyboard soit développé et testé chez eux. Ils sont contents de me voir voler".

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