Les agressions contre les pompiers toujours en hausse

19 décembre 2018 - 645 vues

Le nombre d'agressions déclarées par les sapeurs-pompiers en intervention a continué de grimper en 2017 de 23% contre 17,6% en 2016, a annoncé mercredi le ministère de l'Intérieur, une tendance "inquiétante", pour la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).

Si ces violences restent relativement rares (2813 pompiers agressés sur 4,7 millions d'interventions), leur hausse se poursuit. «Les hausses significatives de ces dernières années sont notamment le fait de personnes - celles que les pompiers étaient venus secourir, leurs proches ou des témoins - en détresse sociale, fortement alcoolisées ou sous l'emprise de stupéfiants», explique à l'AFP le capitaine Fresse.

La FNSPF appelle à des mesures "fortes" de l'État comme le renforcement du réseau pompier, des plateformes d'appel commun à tous les services d'urgence et des condamnations en justice exemplaires.

Le nombre d'agression a plus que triplé

Au total, entre 2008 et 2017, le nombre d'agressions de pompiers déclarées a plus que triplé (+213%), ajoute l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) du ministère, dans une note publiée mercredi. Et 2018 semble poursuivre cette tendance. À Paris et en petite couronne, 293 pompiers ont été agressés sur les 11 premiers mois de l'année, contre 198 sur toute l'année 2017, selon la Brigade de Sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). «Ces agressions sont d'autant plus inacceptables qu'elles peuvent mettre en danger les vies des personnes que les pompiers viennent secourir», déplore le capitaine Guillaume Fresse, de la BSPP.

Les agressions en hausse à Paris et Marseille

En 2017, le nombre d'agressions en France a atteint 2813 (soit en moyenne 6 pompiers agressés pour 10.000 interventions), contre 2280 en 2016 (5 pour 10.000), selon l'ONDRP. Cette même année, le nombre de sapeurs-pompiers agressés pour 10.000 interventions a été le plus élevé en Nouvelle-Aquitaine (14), en Bourgogne-Franche-Comté (13), dans le Grand Est (9) et les Hauts-de-France (8). Le nombre d'agressions a notamment explosé à Paris et Marseille, où les pompiers sont militaires: +74% pour ceux de la BSPP et +68% pour ceux du Bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM).

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