
Le salaire de Thomas Sotto, matinalier, journaliste de RTL
Pour un matinalier de radio privée nationale, la fourchette de fonction est de 14 000 € à 40 000 € bruts mensuels, sans révéler…
Ce que coûte une publicité, ce que gagnent les stations, ce qu'elles paient ceux qui les tiennent, et comment on entre chez elles. Nous ne vendons pas d'espace : nous relevons les chiffres et nous les publions.
Une journée d'antenne, huit écrans publicitaires
Entre deux cents euros le spot sur une locale de province et cinq mille sur la matinale d'une grande nationale, l'écart est de un à vingt-cinq. Tout se joue sur trois variables, et une seule d'entre elles dépend de vous.
À la radio, on n'achète pas un spot : on achète une place dans la journée. Le même message de trente secondes ne vaut pas le même prix à sept heures du matin et à onze heures du soir, parce qu'il n'y a pas le même nombre de personnes derrière le poste. Une régie ne vend d'ailleurs pas des heures : elle vend des écrans publicitaires, c'est-à-dire des emplacements précis dans le conducteur d'antenne, et c'est leur audience qui fait leur prix.
C'est le nombre d'auditeurs qui fixe le tarif de base, pas la notoriété. Une station très identifiée mais peu écoutée coûte moins cher qu'une station discrète et massive. Le repère utile n'est donc pas le prix du spot : c'est le coût pour mille auditeurs touchés, qui tourne entre 0,55 et 1,10 euro selon les antennes.
Une journée d'antenne n'est pas plate. La matinale vaut cinq fois la nuit, le retour du soir vaut près de quatre fois. Une régie vend des écrans, pas des heures : un même budget acheté à midi ou à sept heures ne touche pas la même quantité de monde, et surtout pas les mêmes gens.
Dix, vingt ou trente secondes. Le prix ne double pas quand la durée double : un dix secondes coûte un peu plus de la moitié d'un trente secondes. Autrement dit, le format court est cher au temps mais économe au budget — et il suffit pour un message qui tient en vingt-cinq mots.
Les tarifs bruts d'un trente secondes en heure de forte écoute, les audiences qui vont avec, et le coût réel de mille auditeurs touchés. C'est ce tableau qu'une régie ne montre qu'après le brief.
Les groupes consolident, les antennes ne publient rien. Nous reconstituons station par station : d'où viennent les recettes, où part l'argent, et ce qu'il reste à la fin.
Sur une grande nationale privée, la publicité nationale pèse environ sept euros sur dix ; le reste vient du couplage local, de la diversification et des droits. En face, cinq postes de charges absorbent la quasi-totalité du chiffre d'affaires, et le premier d'entre eux — la masse salariale — en prend à lui seul entre quatre et cinq dixièmes. La marge nette d'une station de radio en France se situe le plus souvent entre cinq et dix pour cent, ce qui est peu pour un média dont on imagine volontiers qu'il imprime de l'argent.
La réponse ne tient pas dans un chiffre : elle tient dans une fonction et dans un type d'antenne. Un matinalier de nationale privée et un matinalier de locale font le même métier, à six heures du matin, pour des rémunérations qui vont du simple au décuple.
Et le contrat d'antenne n'est qu'une partie de l'histoire. Sur une grande station privée, il représente à peine plus de la moitié de ce que gagne une voix connue : le reste vient des prestations hors antenne, des passages télévision, des droits. C'est aussi pour cela qu'on ne compare pas utilement deux salaires de radio sans savoir de quelle case on parle.
Rémunérations mensuelles brutes, hors prestations extérieures.
Les 34 stations que nous suivons, leur flux officiel, leurs fréquences ville par ville — et, sous chacune, tout ce que nous avons publié sur elle.
Le trait de couleur à gauche dit le format de l'antenne : généraliste, jeune, adulte, information, musicale, humour. Le flux lu ici est celui du diffuseur, en HTTPS, sans réencodage ni enregistrement — comptez 50 à 85 Mo de données par heure d'écoute. Six de ces antennes relèvent du service public et ne vendent aucun écran publicitaire : sur leur page, la colonne des tarifs est vide, et c'est une information en soi.
On n'achète pas un message, on achète du temps. Voici ce que durent les trois formats, combien de mots y tiennent, et l'écart de prix entre eux.
Trente secondes coûtent moins du double de dix : c'est la première chose que personne ne dit à un annonceur qui arrive avec un budget serré. Sur une campagne à volume égal, passer du trente au vingt secondes libère de quoi acheter un tiers de spots en plus — à condition que le message tienne en cinquante mots, ce qui est le vrai exercice.
L'audience cumulée dit la part de la population qui a écouté une station au moins une fois dans la journée. C'est le chiffre qui commande tous les autres : le tarif d'un spot, la valeur d'une régie, le salaire d'une matinale.
Vous décrivez votre cible, votre zone et ce que vous attendez. Nous rendons un dossier de cadrage chiffré — les stations qui touchent vraiment ces gens-là, le format, le nombre de spots, la fenêtre de diffusion, le budget réaliste — et nous mettons trois régies en concurrence dessus, propositions comparées ligne à ligne.


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Une fois par semaine, ce qu'on a relevé : un tarif qui bouge, des comptes qu'on a ouverts, une antenne qui recrute. Rien d'autre.
Une par semaine. Désinscription en un clic.
On relève ce que les régies ne publient pas : le prix d'un spot écran par écran, ce que les stations encaissent et dépensent, ce qu'elles paient leurs antennes. Rien à vendre du côté des ondes — c'est ce qui rend les chiffres lisibles.