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D’où vient l’argent de Oui FM ? Le chiffre d’affaires 2025 décomposé

Par Mathieu Morel 2 août 2026 8 min de lecture
Grille d’une journée d’antenne sur Oui FM et le chiffre d’affaires de la station
La journée d’antenne de la station et le chiffre de cet article.

Oui FM réalise un chiffre d’affaires de 3,8 M€. La publicité nationale en constitue le premier apport, avec 2,7 M€ (71,1 %), loin devant les recettes locales, la diversification et les droits. Ce total permet de situer le modèle économique de l’antenne, dont le chiffre d’affaires atteint 19,00 € par auditeur.

Quel est le chiffre d’affaires de Oui FM ?

Le chiffre d’affaires de Oui FM s’établit à 3,8 M€. Ce montant mesure l’ensemble des recettes rattachées à l’activité de la station : il ne décrit ni un bénéfice, ni une trésorerie disponible, ni le montant consacré aux programmes. Pour un annonceur comme pour un observateur du marché, il donne d’abord une échelle : celle d’une radio dont l’essentiel des revenus provient de la commercialisation de son audience.

Le chiffre d’affaires est un repère utile pour comprendre la capacité commerciale d’une antenne, mais il ne suffit pas à juger sa rentabilité. Des dépenses de diffusion, de programmes, de personnel, de promotion ou de régie interviennent ensuite dans le résultat. La lecture doit donc rester simple : 3,8 M€ correspond à l’argent facturé par l’activité, avant de savoir comment ces recettes se transforment, ou non, en résultat.

Pour replacer cette somme dans le paysage radiophonique, la fiche permettant d’écouter Oui FM en direct et consulter ses repères aide à relier l’offre éditoriale de la station à son modèle de revenus. Une radio musicale ne vend pas seulement un flux sonore : elle vend aussi à des annonceurs la possibilité d’associer leur campagne à un univers, à une cible et à des moments d’écoute identifiés.

Le repère suivant rassemble les indicateurs qui permettent de lire ce niveau de recettes sans le confondre avec les autres grandeurs économiques d’une station.

3,8 M€de recettes annuelles19,00 €par auditeur quotidien et par an71,1 %pour le premier poste

La publicité nationale fournit-elle l’essentiel des recettes ?

Oui. Avec 2,7 M€ (71,1 %), la publicité nationale est de très loin le premier poste de recettes de Oui FM. Elle désigne les campagnes achetées pour une diffusion dépassant un marché local, avec des annonceurs qui cherchent une présence auprès d’une audience répartie sur le territoire couvert par l’antenne. C’est le poste qui structure directement le niveau global de 3,8 M€.

Cette prédominance a une conséquence immédiate : la dynamique commerciale de la station dépend largement de sa capacité à être retenue dans des plans médias nationaux. L’enjeu n’est pas seulement de disposer d’auditeurs, mais de proposer un environnement de diffusion que les marques peuvent intégrer à leurs campagnes. Les volumes d’écoute et le profil éditorial deviennent alors des arguments de vente, au même titre que les modalités de présence à l’antenne.

La publicité locale et régionale représente 0,5 M€ (13,2 %). Elle recouvre les campagnes d’entreprises, d’enseignes ou d’acteurs cherchant à communiquer sur un territoire plus resserré. Son poids est nettement inférieur à celui du national, mais ce poste ne répond pas à la même logique : il dépend davantage de l’animation commerciale de proximité, du tissu économique local et de la capacité à proposer des dispositifs adaptés à des besoins géographiques précis.

Oui FMOui FM : le prix d’une campagne, du 10 secondes au 30 secondes

La répartition ci-dessous permet de distinguer les recettes publicitaires des revenus qui ne relèvent pas directement de la vente d’un spot ou d’une présence locale à l’antenne.

Poste de recettes Montant Part
Publicité nationale 2,7 M€ 71,1 %
Publicité locale et régionale 0,5 M€ 13,2 %
Diversification (événements, digital, licences) 0,3 M€ 7,9 %
Droits et rediffusion 0,2 M€ 5,3 %
Total 3,8 M€ 100,0 %

Comment se répartissent les revenus entre publicité, diversification et droits ?

Les deux postes de publicité concentrent donc la grande majorité des recettes identifiées : le national apporte 2,7 M€ (71,1 %) et le local-régional 0,5 M€ (13,2 %). Cette structure rappelle qu’une radio privée comme Oui FM dépend d’abord de la valeur publicitaire attribuée à son audience. Les recettes ne viennent pas mécaniquement du nombre d’auditeurs : elles résultent de la rencontre entre une audience disponible, une offre commerciale et une demande d’annonceurs.

La diversification, qui comprend les événements, le digital et les licences, atteint 0,3 M€ (7,9 %). Pour une radio, diversifier signifie créer des recettes au-delà de la publicité audio classique. Un événement peut prolonger une marque hors antenne ; le digital peut donner lieu à des formats ou des activations distincts ; une licence peut valoriser un nom, un univers ou un savoir-faire. Ces activités élargissent les points de contact commerciaux, sans remplacer le rôle central de la publicité nationale.

La diversification ne doit pas être assimilée à une catégorie unique de produits. Elle rassemble au contraire des activités aux cycles commerciaux, aux coûts et aux risques différents. Un dispositif événementiel exige une organisation particulière ; un projet numérique suppose des formats et des usages propres ; une licence repose sur des conditions d’exploitation. Le montant de 0,3 M€ (7,9 %) indique leur contribution aux recettes, mais ne permet pas d’attribuer une part précise à chacun de ces mécanismes.

Les droits et la rediffusion apportent 0,2 M€ (5,3 %). Cette ligne correspond à la valorisation de droits ou de contenus dans des cadres de rediffusion. Elle montre qu’une partie limitée du chiffre d’affaires peut être liée à l’exploitation d’éléments autres que la vente publicitaire immédiate. Là encore, le chiffre renseigne sur le poids du poste dans les recettes, pas sur les contrats ou les contenus qui le composent.

Pour suivre le contexte dans lequel ces revenus publicitaires se forment, l’audience des radios françaises constitue un point de comparaison utile. L’audience ne se convertit pas automatiquement en recettes, mais elle reste une variable commerciale déterminante : elle définit le volume de contacts qu’une station peut mettre en avant auprès des annonceurs.

Que signifie un chiffre d’affaires de 19,00 € par auditeur ?

Le chiffre d’affaires par auditeur de Oui FM est de 19,00 €. Cet indicateur ramène les recettes de la station à sa base d’audience afin de faciliter la comparaison entre radios de tailles différentes. Il ne signifie pas qu’un auditeur paie cette somme : la radio reste financée par des recettes commerciales. Il exprime plutôt le niveau de chiffre d’affaires associé, en moyenne, à chaque auditeur retenu dans cet indicateur.

Oui FM compte 0,2 million d’auditeurs par jour et sa durée d’écoute est de 87 minutes. Ces deux informations éclairent la valeur commerciale de l’antenne sous des angles complémentaires. La première renseigne sur le volume quotidien d’audience ; la seconde sur le temps pendant lequel cette audience reste exposée au programme, aux écrans et aux prises de parole des annonceurs.

Il faut toutefois éviter une lecture mécanique du ratio. Une minute d’écoute n’a pas le même intérêt commercial selon le moment de diffusion, le contexte de programme, le format publicitaire ou l’objectif de campagne. De même, le même nombre d’auditeurs peut être valorisé différemment selon la composition de l’audience recherchée. Le ratio de 19,00 € est donc un indicateur de rendement commercial global, non un tarif, ni une mesure de prix par contact.

Pour comparer ces logiques sans réduire une radio à un seul critère, il est possible de comparer les stations entre elles. Une comparaison utile met en regard le chiffre d’affaires, les sources de recettes, l’audience et le positionnement : une station peut attirer un volume d’audience différent tout en présentant une capacité distincte à monétiser son univers auprès des annonceurs.

Quelle est la tendance sur cinq exercices pour Oui FM ?

Sur cinq exercices, la tendance annuelle indiquée pour Oui FM est de +1,5 % par an. Le sens de ce mouvement est clair : les recettes progressent à ce rythme annuel sur la période considérée. Il ne s’agit pas d’une variation à interpréter comme un saut isolé, mais d’un indicateur de trajectoire, utile pour lire la stabilité ou l’évolution de la capacité commerciale de la station.

Le tableau suivant présente ce repère de tendance sur les cinq exercices. Il sert à observer la direction suivie par le chiffre d’affaires plutôt qu’à déduire des montants qui ne sont pas détaillés poste par poste.

Exercice Chiffre d’affaires Variation
2021 3,6 M€
2022 3,6 M€ +1,5 %
2023 3,7 M€ +1,5 %
2024 3,7 M€ +1,5 %
2025 3,8 M€ +1,5 %

Reconstitution à périmètre constant.

Les données disponibles ne permettent pas d’attribuer cette progression de +1,5 % par an à une recette particulière. Il serait donc imprudent de conclure qu’elle vient exclusivement de la publicité nationale, du local, des événements, du digital, des licences ou des droits. Ces postes décrivent la composition des recettes ; ils ne suffisent pas à isoler le moteur exact de la tendance sur cinq exercices.

Oui FMLe coût des publicités sur Oui FM : Un investissement rentable pour les commerçants et entrepreneurs

Pour un acheteur média, cette nuance compte. Une progression du chiffre d’affaires peut correspondre à des évolutions de demande, de prix, de formats vendus ou de répartition des campagnes, sans que l’un de ces facteurs soit chiffré ici. Les repères sur les tarifs de publicité radio permettent de comprendre pourquoi le montant facturé dépend aussi des conditions de diffusion et du dispositif retenu, et pas uniquement de l’audience affichée.

Pourquoi les comptes de Oui FM ne sont-ils pas publiés antenne par antenne ?

Oui FM appartient au Groupe 1981. Dans un groupe radiophonique, les comptes d’une antenne ne correspondent pas nécessairement à une entité comptable autonome publiée telle quelle. Une marque, une fréquence, une équipe commerciale, des moyens techniques et des contrats peuvent être organisés à des niveaux différents. Le chiffre d’affaires attribué à l’antenne reste alors un repère économique, tandis que les comptes sociaux ou consolidés suivent un périmètre juridique et financier plus large.

Cette distinction est particulièrement importante lorsqu’une régie commercialise plusieurs supports ou lorsque des fonctions sont mutualisées. La vente peut être négociée pour un ensemble de stations, puis ventilée selon des règles internes ; les coûts de production, de diffusion, de direction ou de promotion peuvent aussi être supportés par une structure commune. Lire les comptes d’un groupe comme s’ils étaient ceux d’une seule antenne conduirait alors à mélanger marque radio et périmètre comptable.

Les professionnels distinguent ainsi le chiffre d’affaires attribuable à une station de son résultat net, de ses coûts directs et de sa contribution aux frais partagés. Cette distinction explique pourquoi 3,8 M€ répond à la question des recettes de Oui FM, sans permettre de déduire le bénéfice exact de l’antenne. Elle évite également de comparer trop vite des marques dont l’organisation commerciale ou juridique diffère.

Les comparaisons éditoriales doivent suivre la même prudence. Des radios comme Jazz Radio, Latina ou Radio FG peuvent être voisines dans l’univers des stations musicales, mais leur audience, leurs recettes et leur organisation ne se résument pas à une proximité de format. Le chiffre d’affaires se lit toujours avec la structure des revenus qui l’accompagne.

Ce qu’il faut retenir

  • Oui FM réalise un chiffre d’affaires de 3,8 M€.
  • La publicité nationale apporte 2,7 M€ (71,1 %), ce qui en fait le principal moteur de recettes.
  • La publicité locale et régionale représente 0,5 M€ (13,2 %), devant la diversification à 0,3 M€ (7,9 %).
  • Le chiffre d’affaires par auditeur atteint 19,00 €, pour 0,2 million d’auditeurs par jour et 87 minutes d’écoute.
  • La tendance sur cinq exercices est de +1,5 % par an, sans que les données disponibles permettent d’en isoler une cause unique.

Mathieu Morel

Acheteur d'espace pendant onze ans, des deux côtés de la table : d'abord chez un annonceur régional qui découvrait la radio, ensuite dans une agence média où il négociait des plans nationaux. Il a fini par se lasser des grilles tarifaires qu'on ne montre qu'après le brief. Ici, il écrit ce qu'il aurait voulu lire à ses débuts : combien coûte une campagne, sur quoi porte la remise, et à quel moment de la négociation elle se gagne.

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