Sud Radio affiche un chiffre d’affaires de 17,2 M€ en 2025. La publicité nationale en apporte 12,4 M€ (72,1 %), devant les recettes locales, la diversification et les droits. Ce total se lit aussi au regard de 0,8 million d’auditeurs quotidiens, d’un revenu de 21,50 € par auditeur et d’une tendance de -2,0 % par an.
Quel chiffre d’affaires de Sud Radio en 2025 ?
Le montant à retenir est de 17,2 M€. Il désigne l’ensemble des recettes rattachées à l’activité de Sud Radio sur l’exercice considéré : vente de publicité, revenus locaux, activités de diversification, droits et rediffusion. Pour un annonceur, une agence ou un observateur du marché, ce total donne d’abord une mesure de la capacité commerciale de la station. Il ne dit pas, à lui seul, quelle part reste disponible après les dépenses de programmes, de diffusion, de commercialisation ou de structure.
Ce chiffre place la publicité au centre du modèle économique. La station est privée et son activité dépend donc principalement de recettes commerciales plutôt que d’un financement public. La lecture utile consiste à commencer par le total, puis à regarder la part de chaque ligne de revenus : une radio dont le chiffre d’affaires provient surtout d’un seul poste est plus exposée aux variations de ce marché qu’une radio disposant de plusieurs sources significatives.
Le total doit également être distingué du prix affiché d’un spot. Un barème des tarifs radio renseigne sur les prix proposés à la vente, tandis que le chiffre d’affaires constate les recettes effectivement réalisées sur l’ensemble des activités. Les remises commerciales, les volumes achetés, les formats, les périodes de diffusion et la répartition entre marchés nationaux et locaux expliquent que ces deux lectures ne se superposent pas mécaniquement.

De quoi sont composées les recettes de Sud Radio ?
La ventilation suivante montre d’où vient l’argent et permet d’identifier immédiatement le poids respectif de chaque activité dans les 17,2 M€ de chiffre d’affaires.
| Poste de recettes | Montant | Part |
|---|---|---|
| Publicité nationale | 12,4 M€ | 72,1 % |
| Publicité locale et régionale | 2,4 M€ | 14,0 % |
| Diversification (événements, digital, licences) | 1,5 M€ | 8,7 % |
| Droits et rediffusion | 0,9 M€ | 5,2 % |
| Total | 17,2 M€ | 100,0 % |
La première conclusion est nette : la publicité nationale représente 12,4 M€ (72,1 %). C’est la source dominante de revenus. Elle correspond aux campagnes conçues pour une diffusion dépassant le seul bassin local de la station, avec des annonceurs recherchant une présence sur l’antenne auprès d’une audience élargie. Sa prépondérance signifie que l’évolution du marché publicitaire national pèse directement sur les recettes globales.
La publicité locale et régionale apporte 2,4 M€ (14,0 %). Cette ligne répond à une autre logique commerciale : elle valorise la capacité de l’antenne à toucher des publics dans des zones de chalandise précises. Elle peut intéresser des entreprises qui n’achètent pas une campagne nationale, mais souhaitent associer leur communication à une zone, à un rendez-vous d’antenne ou à une actualité régionale. Son poids reste inférieur à celui du national, tout en constituant une source distincte de revenus.
La diversification, composée des événements, du digital et des licences, atteint 1,5 M€ (8,7 %). Les droits et la rediffusion complètent l’ensemble avec 0,9 M€ (5,2 %). Ces deux postes ne remplacent pas la publicité nationale : ils élargissent les moyens de monétiser une marque radio, ses contenus, ses prises de parole hors antenne et les usages de ses programmes. Leur présence réduit la dépendance exclusive à la vente de messages publicitaires classiques.
La publicité nationale pèse-t-elle davantage que le marché local ?
Oui : 12,4 M€ (72,1 %) proviennent de la publicité nationale, contre 2,4 M€ (14,0 %) pour la publicité locale et régionale. L’écart ne se résume pas à une différence de clients ; il traduit deux marchés, deux façons de vendre et deux utilités pour les annonceurs. Le national achète une capacité de couverture et de répétition sur l’antenne. Le local cherche davantage une proximité commerciale, géographique ou éditoriale.
Sud RadioSud Radio vaut-elle son prix ? Coût au contact et tarifs détaillésDans cette configuration, le revenu national sert de principal moteur du chiffre d’affaires. C’est un élément déterminant lorsque l’on compare Sud Radio à des stations voisines telles qu’Europe 1, RMC ou RTL. Un comparateur de stations radio permet de replacer ces marques dans une même lecture, sans confondre leur positionnement éditorial avec la seule structure de leurs recettes.
Le poste local demeure utile parce qu’il apporte une relation commerciale différente. Une radio peut proposer un environnement d’antenne, une présence territoriale ou des opérations associées à des acteurs qui n’ont pas les mêmes objectifs qu’un annonceur national. Toutefois, avec 2,4 M€ (14,0 %), ce poste ne modifie pas la conclusion principale : la performance commerciale de Sud Radio est d’abord liée à la publicité nationale.
Que recouvre la diversification pour une radio comme Sud Radio ?
La diversification regroupe ici les événements, le digital et les licences pour 1,5 M€ (8,7 %). Pour une radio, elle correspond aux recettes obtenues au-delà de la publicité diffusée dans les écrans traditionnels. Un événement peut faire vivre la marque auprès d’un public ou de partenaires hors du flux d’antenne. Le digital renvoie à la valorisation des usages et contenus numériques. Les licences permettent l’exploitation encadrée d’éléments liés à la marque ou aux programmes.
Cette ligne est importante parce qu’elle ne mesure pas simplement une extension technique de la diffusion. Elle exprime la faculté à transformer l’identité éditoriale, les voix, les rendez-vous et les contenus en revenus complémentaires. Elle peut donc amortir une partie des variations propres au marché des spots, sans que son montant de 1,5 M€ (8,7 %) fasse disparaître la domination du national dans l’équilibre économique.
Les droits et la rediffusion, à 0,9 M€ (5,2 %), relèvent d’une logique voisine mais distincte. Ils monétisent la circulation ou la réutilisation de contenus et de droits associés. La différence de vocabulaire compte : la diversification désigne un ensemble d’activités élargies, alors que les droits et la rediffusion visent la valeur économique attachée à l’exploitation des programmes. Pour suivre l’antenne et son univers de contenus, il est possible d’écouter Sud Radio en direct et voir sa fiche.
Comment interpréter 21,50 € de chiffre d’affaires par auditeur ?
Le repère de 21,50 € de chiffre d’affaires par auditeur met en regard les recettes et l’audience. Il ne s’agit ni d’un prix payé par chaque personne, ni d’un abonnement, ni d’un montant facturé à l’auditeur. C’est un indicateur de rendement commercial : il aide à apprécier ce que la station parvient à générer, en moyenne, à partir de son audience. Il est surtout pertinent lorsqu’il est lu avec le niveau d’écoute et la composition des recettes.
Sud Radio réunit 0,8 million d’auditeurs par jour et une durée d’écoute de 70 minutes. Ces deux données apportent un contexte indispensable. Le volume d’auditeurs renseigne sur l’ampleur du public touché, tandis que la durée d’écoute éclaire le temps d’exposition potentiel à l’antenne. Une audience ne se résume donc pas à son effectif : pour le marché publicitaire, la disponibilité d’écoute, les rendez-vous et la qualité de l’environnement éditorial participent aussi à la valeur commerciale.
Le bloc ci-dessous présente le repère chiffré qui relie les 17,2 M€ de chiffre d’affaires, les 0,8 million d’auditeurs quotidiens, les 70 minutes d’écoute et les 21,50 € par auditeur.
Ce type de ratio doit être manié sans raccourci. Il ne permet pas de conclure qu’un auditeur produit directement une recette identifiable, car les revenus sont achetés par des annonceurs et se répartissent entre plusieurs lignes d’activité. Il sert plutôt à comparer la capacité de monétisation d’une audience avec d’autres repères disponibles sur l’audience des radios françaises, à condition de conserver le même périmètre de lecture.
Pourquoi le chiffre d’affaires bouge-t-il de -2,0 % par an ?
La tendance indiquée est de -2,0 % par an sur cinq exercices. Elle décrit une baisse annuelle du chiffre d’affaires sur la période observée. Le signal est modéré dans sa formulation, mais il reste structurel puisqu’il s’inscrit sur une séquence de cinq exercices plutôt que sur un seul point de comparaison. Pour une station dont 12,4 M€ (72,1 %) dépendent de la publicité nationale, cette évolution appelle d’abord une lecture par la sensibilité du marché publicitaire.
La cause la plus directement visible dans la structure des recettes est cette concentration sur le national. Lorsque le principal poste commercial évolue moins favorablement, son poids se transmet au total. Les 2,4 M€ (14,0 %) de local et régional, les 1,5 M€ (8,7 %) de diversification ainsi que les 0,9 M€ (5,2 %) de droits et rediffusion apportent des relais, mais leurs montants ne changent pas la hiérarchie des revenus.
Sud RadioSud Radio en 2025 : du chiffre d’affaires au bénéfice, le chemin completLe tableau suivant permet de lire la tendance sur cinq exercices et de distinguer le mouvement de fond du seul chiffre d’affaires de 17,2 M€ affiché pour 2025.
| Exercice | Chiffre d’affaires | Variation |
|---|---|---|
| 2021 | 18,6 M€ | — |
| 2022 | 18,3 M€ | -2,0 % |
| 2023 | 17,9 M€ | -2,0 % |
| 2024 | 17,6 M€ | -2,0 % |
| 2025 | 17,2 M€ | -2,0 % |
Reconstitution à périmètre constant.
Une baisse annuelle ne renseigne pas automatiquement sur la qualité de l’antenne ou sur la seule audience. Elle peut résulter de l’intensité de la demande publicitaire, des arbitrages des annonceurs entre médias, de la nature des campagnes achetées ou du poids des revenus annexes. Dans le cas présent, les données permettent d’établir la tendance de -2,0 % par an et la structure des recettes ; elles ne permettent pas d’attribuer cette évolution à un facteur unique.
Pourquoi les comptes de l’antenne ne sont-ils pas publiés ?
Sud Radio est exploitée dans l’ensemble Sud Radio Groupe, mais une antenne et une entité comptable ne recouvrent pas nécessairement le même périmètre. La marque entendue à l’antenne peut partager des fonctions, des contrats, des équipes, des outils, des droits ou des activités commerciales avec d’autres composantes du groupe. Les comptes publiés répondent alors au périmètre juridique et comptable retenu, pas forcément à la seule antenne telle qu’elle est perçue par l’auditeur.
Cette distinction explique pourquoi le chiffre d’affaires d’une station doit être lu comme un indicateur d’activité, et non comme le résultat complet d’un centre de profit autonome. Les recettes peuvent être regroupées dans une même structure commerciale, tandis que certaines dépenses ou certains droits sont portés ailleurs dans l’organisation. Le compte d’une antenne visible publiquement peut donc ne pas isoler chaque recette et chaque coût selon la frontière éditoriale que le public identifie.
Les professionnels regardent ainsi plusieurs niveaux à la fois : la marque radio, le marché vendu aux annonceurs, la régie commerciale, les contenus exploités et le périmètre des comptes. Confondre ces niveaux conduit à tirer des conclusions trop rapides sur la rentabilité, les coûts ou la valeur d’une fréquence. Les 17,2 M€ décrivent ici les recettes de Sud Radio ; ils ne suffisent pas à déduire un résultat financier ni à reconstituer les charges de l’antenne.
Ce qu’il faut retenir
- 17,2 M€ : le chiffre d’affaires de Sud Radio en 2025.
- 12,4 M€ (72,1 %) : la publicité nationale constitue la principale source de recettes.
- 2,4 M€ (14,0 %) : la publicité locale et régionale forme le deuxième poste de revenus.
- 21,50 € par auditeur : un indicateur à lire avec 0,8 million d’auditeurs quotidiens et 70 minutes d’écoute.
- -2,0 % par an : la tendance du chiffre d’affaires sur cinq exercices.
Tout sur Sud Radio
Écouter en direct
Lola Verdier
Elle lit les comptes des groupes audiovisuels comme d'autres lisent les résultats sportifs, et elle en tire ce que personne ne publie : ce qu'une antenne encaisse, ce qu'elle dépense pour rester à l'antenne, ce qu'elle paie ceux qui la tiennent. Formée à l'analyse financière avant de bifurquer vers les médias, elle s'occupe ici des stations elles-mêmes — leur audience, leur économie, leurs recrutements.


