Latina a encaissé 6,2 M€ en 2025. Ce chiffre d’affaires repose d’abord sur la publicité locale et régionale, devant les campagnes nationales vendues en couplage. La diversification complète ce modèle, tandis que la recette par auditeur permet de relier les revenus commerciaux à l’audience quotidienne et au temps d’écoute.
Quel chiffre d'affaires Latina a-t-elle réalisé en 2025 ?
Le chiffre d’affaires de Latina s’établit à 6,2 M€ en 2025. Pour une antenne privée, ce montant désigne les recettes facturées au titre de son activité, et non un bénéfice ni une somme disponible après les charges. Il sert à apprécier la capacité de la station à vendre son audience, ses dispositifs commerciaux et ses activités associées. Il ne renseigne donc pas, à lui seul, sur la rentabilité de l’antenne, son niveau de coûts ou la part de ces recettes conservée au niveau de la station.
Le premier usage de ce chiffre consiste à le replacer dans sa structure de revenus. Une radio ne commercialise pas seulement des messages diffusés à l’antenne : elle peut aussi intégrer des campagnes commercialisées à une échelle plus large, des opérations hors antenne, des produits numériques ou des droits d’exploitation. La lecture du total doit ainsi distinguer les recettes récurrentes issues des écrans publicitaires de celles liées à des prestations ou actifs complémentaires. Pour situer l’antenne face à ses voisines, il est possible de comparer les stations de radio entre elles sans confondre revenu global et seule puissance d’audience.
La répartition suivante permet de voir précisément quels postes alimentent les 6,2 M€ et quelle place chacun occupe dans le modèle commercial de Latina.
| Poste de recettes | Montant | Part |
|---|---|---|
| Publicité locale et régionale | 3,6 M€ | 58,1 % |
| Publicité nationale (couplage) | 1,5 M€ | 24,2 % |
| Diversification (événements, digital, licences) | 0,9 M€ | 14,5 % |
| Droits et rediffusion | 0,2 M€ | 3,2 % |
| Total | 6,2 M€ | 100,0 % |
La publicité locale pèse-t-elle davantage que la publicité nationale ?
Oui. La publicité locale et régionale représente 3,6 M€ (58,1 %) du chiffre d’affaires, ce qui en fait la principale source de recettes. Ce poste correspond aux campagnes achetées par des annonceurs dont la zone de chalandise, l’activité ou le ciblage correspondent à une diffusion locale ou régionale. Pour la station, cette ressource est directement liée à sa capacité à offrir une présence radio adaptée à des marchés de proximité.
La publicité nationale vendue en couplage atteint 1,5 M€ (24,2 %). Le couplage désigne la commercialisation d’une campagne sur plusieurs antennes ou dans une offre regroupée. L’annonceur n’achète alors pas uniquement Latina comme support isolé : il accède à une combinaison de couvertures, de formats ou d’univers d’écoute. Cette mécanique peut donner accès à des budgets nationaux qui ne seraient pas nécessairement affectés à une seule station.
L’écart entre ces parts montre que le revenu de Latina dépend plus fortement de son ancrage publicitaire local et régional que des arbitrages des annonceurs nationaux. Cette distinction est utile pour lire un changement de recettes : une évolution du local peut renvoyer à l’activité commerciale des territoires couverts, alors qu’une évolution du national peut être liée au poids de la station dans les offres de couplage. Les deux postes restent publicitaires, mais ils ne suivent pas forcément les mêmes calendriers d’achat, les mêmes interlocuteurs ni les mêmes objectifs de campagne.
LatinaQuel budget pour une publicité radio sur Latina ?Dans la pratique, le prix affiché au barème des tarifs radio n’est qu’un point de départ pour lire l’économie d’une campagne. Le revenu effectivement comptabilisé dépend du dispositif vendu, de la période de diffusion, de la pression publicitaire demandée et de l’éventuelle intégration dans un couplage. Le chiffre d’affaires publié par poste rend compte des ventes réalisées ; il ne permet pas d’en déduire un tarif moyen, faute d’éléments sur les volumes de messages, les conditions commerciales et la valeur de chaque opération.
Que recouvre la diversification des recettes d’une radio ?
La diversification, composée des événements, du digital et des licences, apporte 0,9 M€ (14,5 %). Pour une radio, ce terme rassemble les revenus qui ne relèvent pas directement de l’achat classique d’un spot diffusé sur l’antenne. Les événements peuvent associer la marque de la station à une présence sur le terrain ; le digital peut prolonger l’offre éditoriale ou commerciale hors diffusion hertzienne ; les licences correspondent à l’exploitation autorisée de certains droits ou signes distinctifs.
Ce poste doit être lu comme un complément au revenu publicitaire, et non comme une catégorie uniforme. Les activités qu’il regroupe peuvent avoir des rythmes de facturation et des coûts très différents. Un événement, par exemple, mobilise une organisation propre, tandis qu’une licence renvoie à une logique d’exploitation de droits. Le montant de 0,9 M€ indique le poids commercial de l’ensemble, sans permettre d’attribuer une part précise à chacune de ces composantes.
Les droits et rediffusion représentent 0,2 M€ (3,2 %). Cette ligne correspond à des revenus tirés de droits ou de la rediffusion de contenus selon les accords conclus. Sa présence rappelle qu’une antenne peut monétiser une partie de ses contenus ou de ses autorisations d’exploitation autrement que par la vente d’espace publicitaire. Son poids limité dans le total ne permet toutefois pas d’en déduire la nature exacte des contrats concernés.
La diversification est recherchée parce qu’elle élargit les occasions de monétiser une marque radio au-delà du flux d’antenne. Elle ne remplace pas ici le socle publicitaire : la publicité locale, régionale et nationale demeure au centre des recettes. Elle constitue plutôt une autre voie de valorisation de l’audience, de l’identité éditoriale et de la relation avec les partenaires commerciaux.
Comment lire les 20,67 € de chiffre d’affaires par auditeur ?
Le chiffre d’affaires par auditeur est de 20,67 €. Cet indicateur met en regard les recettes de Latina et son public : il sert à apprécier le niveau de monétisation obtenu par rapport à l’audience, plutôt qu’à regarder le seul chiffre d’affaires. Il ne signifie pas qu’un auditeur paie cette somme. Il s’agit d’un repère économique, alimenté par les annonceurs et les autres revenus de la station.
Latina réunit 0,3 million d’auditeurs par jour et sa durée d’écoute est de 94 minutes. Ces données éclairent deux dimensions distinctes. Le nombre d’auditeurs mesure l’étendue quotidienne du public atteint. La durée d’écoute renseigne sur le temps passé avec l’antenne. Ensemble, elles aident à comprendre la valeur que les campagnes peuvent chercher : atteindre un public et s’insérer dans une relation d’écoute suffisamment longue pour accueillir des prises de parole commerciales.
Le repère de 20,67 € doit rester manié avec prudence. Il ne décrit ni une recette par contact publicitaire, ni la valeur d’un auditeur particulier, ni le revenu généré par une minute d’écoute. Il condense dans une même lecture des revenus de nature différente, dont la diversification, les droits et la rediffusion. Il est surtout pertinent lorsqu’il est comparé avec des indicateurs définis de la même façon, en tenant compte des formats et des positionnements des antennes.
Le tableau suivant rassemble ce repère avec les données d’écoute qui permettent de l’interpréter sans le réduire à un simple ratio de vente.
Pour prolonger cette lecture, l’audience des radios françaises permet de replacer les notions de public quotidien et de durée d’écoute dans l’ensemble du marché. Une station à l’audience plus étendue n’a pas mécaniquement une recette par auditeur plus élevée : la structure des annonceurs, le poids du local, les offres de couplage et les activités diversifiées modifient la relation entre écoute et revenus.
Quelle est la tendance du chiffre d’affaires de Latina sur cinq exercices ?
La tendance annuelle indiquée pour Latina est de +1,5 % par an. Ce rythme signale une progression, mais il ne doit pas être transformé en explication automatique de la performance de chaque poste. Une hausse annuelle peut résulter d’évolutions différentes selon la publicité locale, le couplage national, les événements, le digital, les licences ou les droits. Le taux seul ne permet pas de départager ces mécanismes.
La lecture sur cinq exercices est utile parce qu’elle évite de surinterpréter une seule année. Elle aide à distinguer une trajectoire de fond d’une variation liée à une campagne, à un calendrier événementiel ou à une activité ponctuelle. Pour Latina, l’information disponible établit une tendance de +1,5 % par an ; elle ne détaille pas la contribution de chaque source de revenu à cette évolution. Attribuer la progression au local, au national ou à la diversification irait donc au-delà des éléments chiffrés disponibles.
Les professionnels regardent généralement cette tendance avec la composition des recettes. Une progression portée par le local n’a pas la même portée opérationnelle qu’une progression portée par un couplage ou par une opération de diversification. Le premier renvoie davantage à la force commerciale de proximité ; le second à la place de l’antenne dans une offre plus large ; le dernier peut dépendre de dispositifs qui ne se répètent pas au même rythme. La cause précise de la tendance de Latina n’est pas isolée ici.
LatinaPrix et avantages de la publicité sur Radio LatinaLe bloc ci-dessous présente le repère de trajectoire sur cinq exercices et permet de visualiser la dynamique sans confondre tendance annuelle et détail des causes.
| Exercice | Chiffre d’affaires | Variation |
|---|---|---|
| 2021 | 5,8 M€ | — |
| 2022 | 5,9 M€ | +1,5 % |
| 2023 | 6,0 M€ | +1,5 % |
| 2024 | 6,1 M€ | +1,5 % |
| 2025 | 6,2 M€ | +1,5 % |
Reconstitution à périmètre constant.
Pourquoi les comptes d’une antenne ne sont-ils pas publiés tels quels ?
Latina appartient au Groupe 1981. Dans un groupe radiophonique, les activités de l’antenne peuvent être liées à des fonctions communes : commercialisation, programmes, technique, numérique, promotion, gestion ou production. Une partie des recettes peut aussi être vendue dans des offres regroupées, notamment lorsque la publicité nationale est commercialisée en couplage. Le chiffre d’affaires d’une station reste alors une information utile, mais sa lecture comptable ne se confond pas nécessairement avec celle d’une entité autonome.
Les comptes consolidés ou les comptes d’une structure juridique peuvent agréger plusieurs activités, tandis que les coûts et certains revenus sont répartis selon des conventions internes. Une antenne peut bénéficier de moyens mutualisés sans que leur coût apparaisse comme une charge directement identifiable à son nom. Inversement, des recettes liées à une offre commune peuvent être ventilées entre plusieurs marques ou centralisées avant répartition. C’est pourquoi le chiffre d’affaires ne permet pas, seul, de reconstituer le résultat d’exploitation propre à Latina.
Cette distinction compte aussi pour la comparaison avec les stations voisines telles que Oui FM, Jazz Radio ou Radio FG. Des antennes aux audiences ou aux identités éditoriales différentes peuvent relever d’organisations commerciales et comptables différentes. Comparer les montants est utile pour mesurer une échelle de revenus, mais conclure sur la rentabilité exigerait des informations supplémentaires sur les charges, les règles de ventilation et les activités intégrées.
Pour les professionnels, la nuance essentielle est donc la suivante : le chiffre d’affaires décrit ce qui est encaissé au titre des activités de la station, alors que le résultat dépend aussi de ce qu’il a fallu engager pour le produire. La séparation entre antenne, régie, offre de couplage et services partagés explique qu’un compte détaillé d’antenne ne soit pas toujours lisible comme celui d’une entreprise indépendante.
Ce qu’il faut retenir
- Latina a encaissé 6,2 M€ en 2025, un montant de chiffre d’affaires et non un indicateur de bénéfice.
- La publicité locale et régionale constitue le premier poste avec 3,6 M€ (58,1 %).
- La publicité nationale en couplage atteint 1,5 M€ (24,2 %), devant la diversification à 0,9 M€ (14,5 %).
- La recette par auditeur s’établit à 20,67 €, à lire avec 0,3 million d’auditeurs par jour et 94 minutes d’écoute.
- La tendance annuelle est de +1,5 % par an, sans détail disponible sur la contribution de chaque poste de recettes.
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Mathieu Morel
Acheteur d'espace pendant onze ans, des deux côtés de la table : d'abord chez un annonceur régional qui découvrait la radio, ensuite dans une agence média où il négociait des plans nationaux. Il a fini par se lasser des grilles tarifaires qu'on ne montre qu'après le brief. Ici, il écrit ce qu'il aurait voulu lire à ses débuts : combien coûte une campagne, sur quoi porte la remise, et à quel moment de la négociation elle se gagne.



