Le prix d’une publicité radio sur Mouv ne correspond à aucun spot commercial : l’antenne ne commercialise pas d’écran publicitaire. Un annonceur ne peut donc pas y acheter de spot commercial, malgré 0,4 million d’auditeurs par jour. Cette absence d’inventaire découle du cahier des charges et du financement public ; seules des formes de présence strictement encadrées peuvent être envisagées.
Prix d’une publicité radio sur Mouv : peut-on acheter un spot ?
Non. Pour Mouv, l’offre achetable est explicitement la suivante : aucun — l’antenne ne commercialise pas d’écran publicitaire. Cela signifie qu’une marque ne peut pas réserver un message de radio diffusé dans une coupure commerciale, ni demander une pression de campagne construite à partir de spots. L’absence porte sur l’inventaire lui-même, et non sur le niveau d’un prix : il n’existe ni prix d’appel, ni tarif réduit, ni ligne tarifaire à négocier pour un spot commercial.
Cette règle tient au statut public de l’antenne, rattachée à Radio France. Son cahier des charges et son financement public organisent une diffusion qui ne repose pas sur la vente d’écrans publicitaires. Pour un acheteur média, la conséquence est immédiate : l’écoute de Mouv peut être intégrée à une analyse de cible ou de contexte, mais elle ne peut pas être transformée en achats de spots. La fiche et l’écoute en direct de Mouv permettent de situer l’antenne, sans créer de disponibilité commerciale.
La distinction est essentielle dans un devis. Une antenne sans écran publicitaire ne fournit pas de volume de diffusion à acheter, pas de format standard à planifier et pas de répétition de message à répartir. Il serait donc trompeur de reporter une valeur nulle dans une colonne de tarifs : ce serait faire croire qu’un achat est possible à ce montant. Ici, aucune commande de spot commercial ne peut être passée.
Le repère ci-dessous rassemble les données d’audience et le statut commercial qui permettent de comprendre cette situation.

Quelles présences de marque restent possibles sur une antenne publique ?
L’absence de spot n’interdit pas toute relation entre une marque et l’antenne. Les possibilités mentionnées sont le parrainage encadré, la publicité collective, les opérations et partenariats. Elles ne constituent toutefois pas des écrans commerciaux disponibles à la réservation. Chacune répond à un cadre propre, à un objet éditorial ou collectif et à des conditions qui ne permettent pas de la traiter comme une campagne classique de spots.
Le parrainage encadré correspond à une présence associée à un programme, un rendez-vous ou une opération identifiée. Son rôle n’est pas de reproduire une succession de messages publicitaires. La publicité collective relève, elle, d’une expression qui ne se confond pas avec la promotion d’une marque isolée. Quant aux opérations et partenariats, ils supposent une cohérence avec le dispositif concerné et ne garantissent pas, par principe, une exposition achetable selon les paramètres habituels d’un plan radio.
MouvQuel est le prix de la publicité radio sur Mouv. ?Pour l’annonceur, la bonne question n’est donc pas « quel est le prix du spot ? », puisqu’il n’y a pas de spot à acheter. Elle est : la présence envisagée entre-t-elle dans l’une de ces catégories, et les conditions d’accès correspondent-elles à l’objectif de communication ? Une campagne qui exige un message maîtrisé, une répétition programmée ou une diffusion nationale pilotée doit prévoir une autre antenne pour sa composante publicitaire.
Le bloc suivant distingue les formes encore envisageables de l’achat d’écran commercial et précise le cadre dans lequel elles peuvent intervenir.
| Ce qu’un annonceur peut faire | Possible ? | Conditions |
|---|---|---|
| Publicité de marque en écran | Non | Interdite par le cahier des charges |
| Parrainage d’émission | Oui, encadré | Citation du parrain, sans argument de vente |
| Publicité collective et d’intérêt général | Oui | Campagnes de filières et messages publics |
| Opérations et partenariats | Oui | Événements, festivals, éditions |
Quel plan média sans écran sur cette antenne ?
Mouv appartient à la famille musicale de niche et rassemble 0,4 million d’auditeurs par jour. Son audience cumulée est de 0,8 %, tandis que sa durée d’écoute est de 60 minutes. Ces données décrivent une écoute réelle, mais elles ne créent pas automatiquement une opportunité de diffusion commerciale. Une audience peut être pertinente pour une cible sans être monétisable par l’achat de spots sur l’antenne qui la réunit.
Dans un plan média national, cette réalité introduit une limite structurelle : une part de l’écoute française est inaccessible à la publicité commerciale par le canal de cette antenne. Le planificateur ne peut pas compenser cette absence en augmentant le nombre de passages sur Mouv, puisqu’aucun passage n’est vendable. Il doit redéployer le budget vers des radios qui commercialisent effectivement des écrans, ou dissocier la recherche d’affinité éditoriale de l’objectif de couverture publicitaire.
Cette séparation évite deux erreurs. La première consiste à confondre l’audience d’une station avec un inventaire publicitaire : les deux notions sont liées sur certaines radios, mais elles ne sont pas interchangeables. La seconde consiste à utiliser la durée d’écoute comme si elle indiquait un nombre de spots accessibles. Les 60 minutes renseignent l’intensité d’écoute ; elles ne donnent aucun droit de diffusion à un annonceur.
La construction du budget doit alors partir des antennes effectivement commercialisées, des formats disponibles et du territoire recherché. Pour comparer les montants et préparer une enveloppe sur des supports achetables, le simulateur de budget radio sert à raisonner sur une campagne réalisable plutôt que sur une audience indisponible à l’achat.
Vers quelles radios se reporter pour acheter des spots ?
Lorsqu’une campagne nécessite des spots, le report doit se faire vers des stations privées qui disposent d’un inventaire commercial. Les alternatives ci-dessous fournissent des repères de prix pour un format de 30 s : BFM Business à 350 € le 30 s, Radio Scoop à 175 € le 30 s, Alouette à 225 € le 30 s et Wit FM à 125 € le 30 s. Ces montants permettent de commencer à arbitrer entre supports accessibles, sans les présenter comme une transposition du fonctionnement de Mouv.
Le choix entre ces radios ne dépend pas uniquement du prix affiché. Il faut relier l’univers de l’antenne, la zone de diffusion, la cible visée et le besoin de répétition. Une radio locale peut répondre à un objectif territorial précis, alors qu’un autre support sera retenu pour son positionnement ou son contexte. Les tarifs doivent donc être lus comme des repères d’achat d’espace, et non comme une équivalence automatique d’audience ou de profil d’écoute.
Pour vérifier les niveaux pratiqués au-delà de ces exemples, le barème complet des tarifs radio permet de confronter les prix des antennes qui vendent des écrans. Une campagne locale peut également s’appuyer sur les spécificités de la publicité sur une radio locale, notamment lorsque la zone de chalandise prime sur une couverture plus large.
MouvDécouvrir les prix de la publicité radio sur Mouv’ : une analyse approfondieLe tableau suivant réunit les stations privées comparables et leurs repères pour 30 s. Il sert à identifier des options d’achat réelles, là où Mouv ne propose pas d’écran commercial.
| Station qui vend de la publicité | Spot 30 ″ en pointe | Auditeurs / jour | Coût pour mille |
|---|---|---|---|
| BFM Business | 350 € | 0,4 M | 0,88 € |
| Radio Scoop | 175 € | 0,4 M | 0,44 € |
| Alouette | 225 € | 0,5 M | 0,45 € |
| Wit FM | 125 € | 0,3 M | 0,42 € |
Antennes privées d’audience comparable — celles où l’on peut réellement acheter.
Comment distinguer audience, inventaire et dispositif de partenariat ?
Dans le vocabulaire de la radio, l’audience mesure l’écoute ; l’inventaire désigne les espaces qu’une régie peut vendre ; le dispositif de partenariat décrit une forme de présence associée à une opération ou à un contenu. Ces trois éléments peuvent coexister sur certaines antennes, mais ils n’ont ni le même objet ni le même mode d’achat. Dans le cas de Mouv, les données d’audience sont disponibles, alors que l’inventaire de spots commerciaux est absent.
Cette nuance a des effets opérationnels. Un brief centré sur la notoriété par répétition de message requiert des emplacements publicitaires et ne peut donc pas être exécuté sur cette antenne. Un projet de partenariat, à l’inverse, doit être examiné pour lui-même : son cadre, sa cohérence et ses modalités ne se déduisent pas d’un tarif de 30 s. Assimiler l’un à l’autre conduirait à comparer des objets différents.
La décision la plus solide consiste à formuler d’abord l’objectif : acheter des spots, associer une marque à une opération, ou atteindre une cible sur un territoire. Mouv ne répond pas au premier besoin par l’achat d’écran. Les radios privées tarifées répondent à cette logique d’achat, tandis que les formes encadrées éventuelles relèvent d’une démarche distincte.
Ce qu’il faut retenir
- 0,4 million d’auditeurs par jour n’ouvre aucun accès à un spot commercial sur Mouv.
- Avec 0,8 % d’audience cumulée, l’antenne conserve une écoute mesurée mais sans inventaire d’écran publicitaire.
- Les 60 minutes de durée d’écoute décrivent un usage de l’antenne, pas un volume de publicité achetable.
- Pour un format de 30 s, les repères disponibles vont de 125 € le 30 s sur Wit FM à 350 € le 30 s sur BFM Business.
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Mathieu Morel
Acheteur d'espace pendant onze ans, des deux côtés de la table : d'abord chez un annonceur régional qui découvrait la radio, ensuite dans une agence média où il négociait des plans nationaux. Il a fini par se lasser des grilles tarifaires qu'on ne montre qu'après le brief. Ici, il écrit ce qu'il aurait voulu lire à ses débuts : combien coûte une campagne, sur quoi porte la remise, et à quel moment de la négociation elle se gagne.

